Au cours de ces années au Service des stages et du placement, j’ai constamment changé d’identité. En 2007, je m’en allais vers la retraite. En 2015, je suis devenu un fantôme.
Je vous laisse sur un mystérieux clin d’œil musical.
Le 1er mai 1966, Marcel Lafrenière, Gilles Joncas et les autres ouvriers de la première heure commençaient une histoire unique à l’Université de Sherbrooke : celle de son régime coopératif. Aujourd’hui, 16 mai 2016, le cap des 50 ans est dépassé. Comme la semaine dernière, des travailleurs de l’ombre ont accepté de se projeter dans le temps et d’imaginer le SSP et son régime coopératif en 2026-2030.
Permettez-moi de rêver quelques instants. L’an de grâce 2100. Le Centre de développement personnel et professionnel (CDPP) vient de voir le jour. Il a intégré différents services, dont le vieux SSP. Il dispose d’un budget de 200 millions de dollars, renforcé par des commandites de multinationales.
Le CDPP compte deux édifices : le Pavillon Joncas et le Pavillon Mercier. Une seule directrice générale : Octavia Jonmeréli. Parle 10 langues. 200 programmes. 60 professionnels-robots actionnent des machines pour effectuer toutes sortes de placements continus. En fait, employeurs et stagiaires se choisissent au moyen de fonctions informatiques ultra raffinées. Peu de soutien administratif. Oups! Je me réveille. Je viens de casser par mégarde une magnifique tasse antique.
2 mai 2016, 47e chronique. Attention, attention, retentissez tambours et trompettes pour souligner aujourd’hui le 50e anniversaire du régime coopératif et de son Service des stages et du placement. Avant de tourner nos regards vers l’avenir, je veux vous présenter mes faits marquants – coups de cœur – dans l’histoire du SSP. Marquants dans le sens de remarquables, qui laissent des traces. Forcément subjectif.